30 septembre 2007
Le BLOG de Jean CAMPION
Bonjour
Je désire faire partager mes écrits et les soumettre à votre critique.
Je vous les présente sans prétention : un roman : les chemins oubliés - des poèmes - des nouvelles -
06 octobre 2007
Portrait
Qui suis-je ?
Au gré de mes inspirations , j'ai transcrit en poèmes mes états d'âme, mes joies, mes peines et mes révoltes. A la suite d'une étonnante révélation sur ma vie antérieure, j'ai écrit un roman : "les chemins ouliés". C'est aussi un roman d'amour. J'ai écrit également des nouvelles que je vous laisse découvrir et commenter...
08 octobre 2007
Ma poésie
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Pourquoi ce déluge de poèmes ?
Lisez ces quelques vers et vous en saurez davantage !...
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Le ferment d’un poème est cette inquiétude,
Constante irrévocable au système d’un cœur,
Cette soif éternelle échue d’incertitudes,
Beaucoup de rêve aussi, d’amour et de rancœur.
Je suis né pour crier la rage au bout des lèvres.
Je ne contrôle pas la portée de mes vers
Qui chantent mes espoirs, mes sursauts de fièvre :
Leurs rythmes un peu fous scandent mon univers.
Je ne saurais chanter les terres andalouses,
Les monts, les fleurs des bois, le bleu du firmament,
Si je n’attendais pas que ma muse ne couse,
Sur leur fraîche beauté, ma plainte du moment.
J’admire sans envie ces pâles philosophes
Qui habillent l’espoir, classent les sentiments.
Quand mon âme est touchée, j’érige en catastrophe
La trahison, l’amour, ou mes désirs d’amant.
Quand j’aime, qui dira ces moments de délire ?…
Ma peine a des élans d’une prise de croix
Et de mon allégresse émergent des sourires
Qui voudraient réchauffer les cœurs transis de froid.
Que dira-t-on de moi ? Chantre de clair de lune,
Il emprunta sa plume au tendre ami Pierrot.
S’il sut parfois charmer, plaire à dame Fortune :
A quoi lui a servi ce déluge de mots ?
-
Le chant d'une sirène


Pendant la période des vacances, Julien avait pris l'habitude de débuter sa journée en se promenant le long de la grève. Il y avait trouvé un endroit idéal, tranquille, propice à son besoin d'évasion et il y avait élu domicile.
Ce matin-là, il était un peu fébrile, en se dirigeant vers la petite crique. Pourquoi ?… Il n'aurait su le dire. Il aimait cet endroit calme et presque intemporel, endroit qui lui était devenu, au fil des jours, si familier. Il s'y donnait souvent rendez-vous égoïstement. Allongé sur le sable fin, il se prenait alors à rêver, laissant son imagination vagabonder à sa guise. Il se laissait emporter par une sorte de griserie mentale qui se mêlait aux senteurs iodées venues du large. Le ressac de ses pensées venait alors buter sur les à priori de son quotidien, comme les vagues léchant inlassablement le rocher de granit rose, dressé en avant garde à dix pas de la falaise. Il devait y avoir similitude entre l'agitation de cette nature sauvage et le roulis de ses pensées confuses.
Ses sens endormis par l'accumulation de ses déconvenues, retrouvaient alors leurs destinations premières. La brise légère venant effleurer sa peau devenait caresse sensuelle. L'odeur entêtante des goémons aguichait son odorat paresseux et…, J'allais dire, blasé.
Toutes ces sensations, il aimait les retrouver, les savourer et régulièrement les mettre en mémoire au plus profond de son subconscient !
Au moment où il allait glisser ses pas dans le sable fin, il s'arrêta brusquement, contrarié et presque en colère.
Elle était là, allongée, à demi nue sur le sable, squattant son espace habituel. Venue du large ou d'ailleurs, elle venait lui voler, sans y être invitée, ses petits plaisirs habituels. Ressentait-elle les mêmes voluptés, les mêmes griseries ? Il se prit à jalouser le satin de sa peau de femme qui, sans nul doute, devait vibrer avec plus de sensualité que la sienne au moindre attouchement de la brise matinale.
Mais elle était si belle, se délectant apparemment de tout ce qu'il avait cru bon de s'approprier, qu'il eut un mouvement de retrait ! Il aurait été indécent de la déranger. Il se contenta de s'asseoir en haut de la sente pour ne pas l'effaroucher en lui révélant sa présence. Il aurait aussi bien pu remettre à plus tard sa visite à la crique et se retirer sur la pointe des pieds, mais il était subjugué par le spectacle charmant qu'elle lui offrait. Elle avait envahi son espace ?…Eh bien, il eut brusquement envie de le partager avec elle !
Il ne regardait plus la mer, ni les mouettes faisant du rase mottes sur le fil des vagues. Il ne voyait que ce corps de femme, ou de Sirène, qui s'offrait à son regard. Il ferma un instant les yeux pour mieux mémoriser cette sensuelle apparition. Un trouble indéfinissable s'était emparé de lui. Il se laissa bercer par cette houle nouvelle. Il fit un rêve...
L'Ève qui avait emprunté son Jardin d'Eden, était devenue tentatrice. Elle s'était redressée. Elle secouait la tête de gauche à droite pour chasser le sable de ses longs cheveux roux. Même ce geste si banal était devenu sensualité. Ses jolis seins, à peine retenus par le haut de son bikini, oscillaient avec grâce, comme le balancier de la vieille pendule qui trône dans le salon de Julien. Ils commençaient à rythmer, de minute en minute, les vagues de désirs de moins en moins inconscients qui s'emparaient de lui. Il ne lui en voulait plus. Il avait plutôt envie de la remercier de son intrusion. Elle animait avec tant de grâce son espace !
Aussi curieux que lui, le soleil, tout à l'heure encore à l'affût derrière la pointe des Guêts, n'avait pas hésité à darder quelques rayons malicieux sur cette créature de rêve, qui devenait, comme par enchantement, ombre et lumière. Il se faisait un malin plaisir à souligner ainsi les galbes de sa féminité. Il était devenu le complice de Julien, en mettant en relief les charmes encore cachés de ce corps offert à sa convoitise.
Féline, elle s'était levée d'un bond. Son regard s'était posé sur lui. Il était découvert ! Elle n'allait tout de même pas le chasser en le prenant pour un vulgaire voyeur ? Qu'y avait-il de mal à contempler cette beauté que le Ciel avait bien voulu mettre sur son chemin ?
Non ! Il pouvait être rassuré. D'ailleurs, elle lui faisait signe d'approcher de la manière la plus naturelle du monde. Il accéda à son invite en essayant de cacher le trouble un peu trop visible qui s'était emparé de lui. Son sourire était engageant… Aucune perversité dans son regard… Elle paraissait aussi désireuse que lui de lier connaissance. Le hasard avait bien fait les choses : tous deux se sentaient déjà complices.
Qu'il est long le chemin qui sépare deux êtres en quête de découvertes !… Qu'il est parfois perturbant ! … Julien était à la fois impatient de concrétiser ce premier contact et bouleversé au point d'avoir envie de s'enfuir, comme un intrus débusqué aux premiers assauts de ses rêves. Elle dut comprendre son hésitation. Elle avait fait les premiers pas sur le chemin qui les séparait et elle était maintenant si proche de lui qu'il sentait tous ses parfums de femmes venus le prier de ne pas reculer. L'aurait-il voulu qu'il ne l'aurait pas pu . Elle était devenue, pour ses sens, source chaude, prélude inattendu de ses désirs inavoués. Ses caresses étaient porteuses de tous les frissons. Ses baisers au goût de miel attisaient ses ardeurs. Sans qu'ils aient eu besoin de se communiquer leurs attentes, le charme avait opéré !… Tout était enchantement dans leurs gestes amoureux. Il sentait son cœur chanter contre le sien. Les mots étaient désormais inutiles. Leurs corps connaissaient par cœur la mélodie du bonheur qu'ils avaient entrepris de fredonner ensemble.
Le rêve s'était tout à coup évanoui. La Sirène avait replongé dans l'océan de son oubli. Il ne restait plus sur la plage que l'illusion de la marque creusée par leurs deux corps qui auraient pu s'y aimer. Des sillons de bonheurs partagés, dessinés dans le sable, lui faisaient penser que les vagues de leurs élans s'étaient confondues avec le ressac de la mer.
Il fit le vœu que la marée montante puisse lui ramener, même en rêve, par un beau matin d'été, cet amour fugitif qu'il n'attendait pas...
Sirène échouée sur le sable, ou fille du hasard ?… Illusion ou réalité ?… Sa douce inconnue, réelle ou virtuelle, lui avait redonné le goût d'aimer !
Crépuscule d'un amour
La nuit était tombée. Le crépuscule avait peu à peu fini de dévoiler ses mystères. Comme une mer étale, un silence étonné envahissait l'espace. Alors, après avoir respecté cette trêve, le monde des ténèbres reprenait ses droits. Dans un premier temps, ce n'était qu'une manifestation diffuse de mille petits bruissements émanant de cet environnement modifié. Des abords de l'étang, montait crescendo le coassement des rainettes rassurées par la protection de l'ombre. Comme en écho à ce concert improvisé, la faune et la flore entonnaient timidement leur mélodie vespérale.
Il était resté là, dans l'attente du moment. Il aimait ces heures indécises qui savent ramener la paix après les tapages du jour. Il frissonna sous l'effet de la légère brise qui venait de se lever et se recroquevilla un peu plus sur son banc. Les eaux dormantes se paraient d'étranges frissons, agacées par le souffle du vent. Qu'elle était douce cette liberté qu'il était venu chercher là, comme à un rendez-vous d'amour, dans le but d'échapper à la routine quotidienne !
Il ferma les yeux. Des ombres imprécises jaillissant de ses souvenirs avaient élu domicile dans son esprit devenu réceptif. Il aurait pu accrocher une anecdote sur certains, mais, dans l'instant, il préférait se laisser bercer par leur sarabande indiscrète et désordonnée. Un moment de paix… Un moment où l'on se refuse à penser… Un moment précieux, propice à une muette méditation qui n'a que le nom que l'on veut bien lui attribuer et qui, en fait, n'est qu'un instant de silence réparateur… Un moment de liberté, en quelque sorte !… Son moment de liberté !…
Au dessus de sa tête, le bruissement des arbres avait masqué l'approche de "l'intruse". Elle était maintenant devant lui, étonnée de le trouver là.
- Que fais-tu là, à cette heure, assis sur ce banc ? Ne crois-tu pas qu'il serait temps de rentrer ?
Il se redressa d'un bond. Le charme était rompu. Il fronça les sourcils avec agacement, comme s'il était en présence d'une apparition dérangeante. C'était pourtant sa femme ! Bien des années auparavant, il lui aurait sauté au cou pour se réfugier dans la douce chaleur de son giron, mais les années avaient passé.
Elle était là, devant lui, comme un reproche personnifié venant lui voler ses quelques moments de quiétude et de liberté. Il n'eut pas envie de lui répondre. Il replongea dans son engourdissement, la laissant plantée là, comme s'il la considérait comme "une quantité négligeable".
Etait-ce le crépuscule d'un amour ? Même pas ! Comme une laborieuse araignée, une tacite indifférence avait tissé sa toile autour le leur complicité de jadis, jusqu'à l'étouffer d'une façon quasi irréversible.
Solange avait réussi à s'accommoder des humeurs de son mari. Ce n'était pas de son fait cette indifférence qui les reléguait tous les deux dans une espèce de cohabitation plus ou moins acceptée. Plus sensible et plus perspicace, elle avait senti le vent venir. Il était comme cela, son Julien de mari !
Lui, on aurait dit un oiseau qui n'arrive pas à se poser, qui bat de l'aile à deux doigts du bonheur, hésitant à reprendre son vol, effarouché ou agacé par une main qui se tend, par un geste dont il n'arrivait pas à capter le vrai sens.
Elle, toujours sur ses gardes, toujours fuyante, comme si elle avait peur d'affronter la réalité d'un amour qui se meurt, peur aussi peut-être de lui dévoiler ses intimes attentes.
- Bon ! A plus tard. Moi, je rentre.
Julien ne leva même pas les yeux pour accompagner du regard cette femme devenue docile " par destination " et qui maintenant disparaissait dans l'ombre de l'allée menant à leur demeure, avec ses frustrations et ses rancœurs. Pourtant, ce soir, elle paraissait calme et résignée. Julien avait de la chance qu'elle continue à se glisser dans son ombre, comme une chatte apparemment soumise.
Il frissonna. La fraîcheur de la nuit avait fini par se repaître des dernières douceurs du crépuscule. Au bout d'un moment, il se leva, réajusta l'écharpe qui pendait à son cou et se dirigea vers la maison.
Lorsqu'il y pénétra, il eut un moment envie de se réconcilier avec son banal quotidien. Solange avait jeté une brassée de sarments sur les braises mourantes dans l'âtre de la grande cheminée du salon. Les flammes vacillantes jetaient maintenant sur les murs des ombres incertaines, tout en se jouant avec les quelques objets familiers qui composaient le décor et rendaient plus intimes cette pièce sans âme. Il huma la bonne odeur de soupe, qui s'échappait de la marmite en attente sur le coin de la cuisinière.
Solange apparut dans l'encadrement de la porte donnant sur le couloir. D'un ordinaire plutôt négligé, vu le peu d'intérêt que Julien semblait lui porter, elle avait enfilé, ce soir-là, en l'attendant, un peignoir de satin bleu nuit, libéré ses longs cheveux bruns qui s'étalaient désormais sur ses épaules à demi dénudées. Une insolite sensualité se lisait aux commissures de ses lèvres. Elle avança vers lui sûre d'elle et presque provocante. A chaque pas, le léger tissu s'ouvrait, laissant apparaître le galbe d'une cuisse. Elle était encore appétissante malgré la cinquantaine. On aurait dit qu'elle voulait se rappeler au bon souvenir de son mari, lui imposer ses envies de femme, voire tester une séduction devenue pour elle incertaine. Elle semblait vouloir s'offrir à lui, comme par bravade, comme pour jeter le trouble au plus profond de cet homme devenu absent, comme pour s'insinuer malgré tout dans son espace de liberté.
Julien s'approcha d'elle… Il la connaissait par cœur… Il savait comment il fallait la prendre dans ces moments-là. Oui, la prendre par surprise, s'il ne voulait pas la voir se dérober, satisfaite d'avoir réveillé en son homme de sourdes envies !…
Solange recula devant cette offensive aussi subite qu'inattendue et néanmoins espérée. Elle trébucha contre le rebord de la table. Julien profita de cet avantage pour la basculer sur ce lit de fortune. Elle se laissa faire. Qui aurait pu lire dans ses yeux la vraie raison d'un abandon aussi facile ? Avec un air faussement indifférent, elle se débarrassa de tout ce qui allait pouvoir faire obstacle à cette possession que son corps désirait encore, même si son esprit chagrin lui commandait de résister. Elle s'ouvrit à lui sans un mot. Seul un léger soupir marqua le moment de sa reddition. L'assaut avait été aussi violent que bref. Elle remit de l'ordre dans sa tenue, renvoya en arrière sa chevelure en désordre et, comme si rien ne s'était passé, se dirigea sans un mot vers un coin de la cuisine pour finir de préparer le repas du soir.
Les chemins oubliés
Ce roman pourra être lu ici
PROLOGUE
Souvent désorienté par un insidieux mal de vivre, l’esprit, à la limite de la capitulation, ne voit pas d’autre issue que de partir à la recherche de repères devenus nécessaires, pour essayer de donner un sens à une réalité déconcertante. Il entreprend alors de trouver des réponses dans la trame confuse du rêve, où d’en dépasser les limites en se propulsant vers des révélations plus précises.
Insuffisamment préparé à cette quête contre nature, il risque de se perdre dans les brouillards de l’inconscient. Il existe pourtant un chemin pour accéder à cette nouvelle dimension. Il est quelque peu enfoui sous les ronces de nos interrogations. Il suffit parfois d’un rien pour en faire la découverte. Les épines des mûriers se changent soudain en fleurs délicates qui jalonnent de leur éclat la sente révélée. Oublions pour un moment les sarcasmes de ceux qui refusent d’admettre des vérités un peu trop subtiles, face à leur matérialisme excessif.
Ce roman, construit autour de faits bien réels, n’a pas la prétention de vouloir les convaincre. Certains peuvent y trouver une part de vérité, en s’appliquant à lire entre les lignes, d’autres se contenter de s’évader par le biais d’un récit romanesque et à certains égards fantastique... Tout le monde y trouvera son compte!...
“Tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais déjà trouvé”. C’est une phrase ambiguë qui peut prendre tout son sens dans le désir de dépasser nos limites. La révélation est souvent là, au moment où l’on ne l’attendait pas... Il suffit de se donner la peine de prendre son bâton de pèlerin, pour constater que l’on est déjà sur le chemin de la Connaissance.
Au cours de vos voyages, n’avez-vous jamais ressenti cette impression étrange de traverser des régions déjà connues, alors que vous les découvriez pour la première fois?... Qui vous dit que l’attirance que vous ressentez pour une personne, n’est pas l’effet du hasard? L’amour a peut-être des origines plus profondes et plus lointaines que vous ne le supposez... Avez-vous, à votre avis, assez d’une vie pour réaliser vos rêves?... N’est-il pas parfois nécessaire de revenir dans ce bas monde pour réussir ce que vous avez raté?... Regardez autour de vous ces naufragés de la vie. Qu’ont-ils fait pour en arriver là?... Ne trouvez-vous pas opportun de leur octroyer une autre chance, “une autre fois” et des lendemains qui chantent?... Sinon, où est la justice?... Pour éluder cette évidence, certains esprits malins prônent la résignation, avec, au bout du bâton, la carotte salvatrice d’un Paradis imaginaire. Ce Paradis, ne devons-nous pas le construire sur cette terre, tout au long de notre vie, ou de nos vies successives (pour ceux qui y croient), en apprenant à identifier les chemins de la Sagesse?... L’Espérance!... Quel est le sens profond de ce mot?... Beaucoup d’entre nous ont appris qu’il leur fallait souffrir pour mériter le Ciel!... Voulait-on leur fabriquer, dès leur plus tendre enfance, une “Vallée de Larmes”, au lieu d’une “Terre Promise”?... Pour répondre à toutes ces interrogations (et à beaucoup d’autres), ne doit-on pas donner un sens plus profond, voire même inhabituel, à ce mot bradé aux quatre coins des religions et des sectes qui sèment le désarroi dans les esprits en quête d’Absolu?... “Espérance”, que d’abus n’a-t-on pas commis en ton nom!...
C’est un roman sans prétention. Il a jailli spontanément sous la plume de l’auteur, au petit matin étonné qui suivit une nuit agitée par un rêve étrange, ou une révélation inattendue. Pour des raisons évidentes, il a cru bon d’en modifier quelque peu la trame. La raison profonde de ces changements volontaires, c’est que chacun de nous, par pudeur, ou par une discrétion bien naturelle, a le souci de préserver l’intimité de son âme, autrement dit: son “Jardin Secret”.......
11 octobre 2007
Martigues
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Souvenirs charmants !... Une tendre promenade dans les murs légendaires
de ce joyaux provençal.
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Vers toi je suis venu, Venise Provençale,
Consacrer mes amours sous ton « pont des soupirs »
Et rêver, un moment, qu’une antique Vestale
Aurait pris nos deux mains et voulu les bénir.
Nos doigts entrecroisés nous longions en silence,
L’esprit bien loin de là tes accueillantes rives ;
La mer nous renvoyait, complice en transparence
Les traits de deux amants partant à la dérive.
Enlacés à tes quais, les bateaux en partance
Semblaient nous inviter aux lointaines escales…
Toi, Martigues qui dort sous le ciel de Provence,
Je préfère en ton port laisser tomber mes voiles.
Toi, fille d’un pays où l’on sait si bien vivre,
Où l’on sait que les fleurs sont un cadeau des dieux,
Déesse des flots bleus dont le parfum m’enivre,
Garde-moi sur ton sein comme un amant heureux.
Si Venise la belle a besoin de gondoles
Pour parer ses canaux et combler ses amants,
Tu offres simplement, douce fille frivole,
Des barques de pêcheurs à tes princes charmants.
Quand le destin jaloux voudra que notre idylle,
Comme tous les bonheurs s’effritent avec le temps,
M’ouvriras-tu, demain, les portes de ta ville
Pour venir y pleurer celle que j’aimais tant ?…
Automne en Aix

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Ce n'est qu'un chant d'amour dédié à cette ville chère à mon coeur :
"Aix en Provence"
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Les plaintes de novembre étouffent les sourires
Qui musardaient taquins sous le dôme du cours,
En dentelles d’azur et joyaux de porphyre,
Mortes mes nuits d’été, mortes sont mes amours.
Ne vous affolez pas, mes frileuses fontaines
De voir vos longs cheveux s’ébouriffer au vent ;
L‘automne en son ennui réalise sa peine
En venant y poser de froids reflets d’argent.
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Vous, platanes parés de l’ocre du déclin,
Acceptez ce moment sans même vous défendre.
Essaimez vos frous-frous en bruissements câlins :
Les renouveaux d’Avril sauront bien vous les rendre.
Chassé de l’univers de douces somnolences,
Le promeneur surpris par le premier frisson,
Du fond de sa ruelle où couvent des silences,
Comme un amant frustré regagne sa maison.
Chaque saison se meure, écartant l’apparence
Qui ne peut s’intégrer à son nouveau décor.
Toi, tu ne peux changer, Aix de ma Provence,
Attentive à garder tes merveilleux trésors !…
Solitude

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"Solitude" !... Aucun commentaire ne me vient à l'esprit...
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À l'heure où l'ombre du mystère
Étends son lourd manteau d'ennui,
Rêvant à l'aube salutaire,
J'accepte le froid de la nuit !
Crois-tu pouvoir réduire en cendres
Mes pauvres souvenirs passés ?
Pour moi, je ne puis me déprendre
De tant de rêves amassés.
Prêtresse de ma solitude,
Puisque me voici désarmé,
Tu peux, en ta sollicitude
Me consacrer au mal d'aimer !
On dit qu'au creuset du silence
Se forge l'espoir du retour…
Peux-tu me donner cette chance
D'ébaucher des rêves d'amour ?...
Déjà, là-bas, perçant la brume,
L'aurore de ses traits dorés
Poursuit la nuit qui se consume :
Pour moi, c'est l'heure d'espérer !


